Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 18:07

J’ai reçu un assez long commentaire suite à mon dernier article sur mon blog. Je n’ai pas encore pu joindre son auteur, mais je souhaite vous présenter sans attendre quelques extraits que je trouve très intéressants.

 

« Ne pourriez vous pas intervenir auprès de T.A.M VEOLIA pour qu'ils installent 1 banc ou 1 abri bus à l'arrêt HOUDAN/Hôtel de ville ? ». Ma réponse : on peut toujours rêver, mais bon, je vais actionner mes réseaux, on verra bien.


« Savez-vous quelles sont les attributions de la police municipale à part mettre des pv sur les pare-brise de voitures ? ». Ma réponse : Ils font traverser les enfants à la sortie de l’école, ils font de la présence là où ça risque de dégénérer... Ceci dit, quand on voit la politique de circulation et de stationnement actuelle, très mal adaptée aux besoins, on ne peut pas jeter la pierre à nos policiers municipaux, ils la subissent comme nous.


« N'êtes-vous pas étonné par le nombre de salons de coiffure dans un périmètre restreint (centre ville) ». Ma réponse : certes, nous devrons étudier la question si nous arrivons à bouter l’équipe municipale hors de la mairie en 2014. Ceci dit, on peut espérer que les salons de coiffure créent du lien entre les habitants, c’est toujours bon à prendre.


« Savez-vous combien de chichas narguilés, sandwicheries rapides, chiche kebab, pizzerias il y a sur MLV ? Savez- vous que le salon de thé marocain et le garage de voitures rues FERRY et MOLL ont été ouverts en toute illégalité et depuis le 12 décembre de 18h à 2h/3h du mat du lundi au dimanche ne ferme jamais ? Que d'autres chichas vont ouvrir car MLJ commence à saturer ? Qu’une boutique d’accessoires narguilés projette d'ouvrir en 2012 ?

Ma réponse : non, je ne savais pas tout ça. Maintenant, au-delà de ce constat, que doit-on décider ? De tout fermer, de renvoyer tous les étrangers dans leur pays (quand on le connait) ? Ne peut-on pas constater que, si les étrangers nous « bouffent » de plus en plus, nous devons certes nous défendre, restreindre l’immigration, faire appliquer la loi, mais ces étrangers nous obligent également à nous remettre en question,  à revoir l'état d'esprit d’assimilés-fonctionnaires de trop de nos concitoyens, nos privilèges, notre penchant pour des règles de protection sociale incompatibles avec l’évolution de la société, notre manque d’esprit solidaire, le culte que nous vouons au « payer le moins cher possible ».

Par macmecmic
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 00:20

1. Le prestataire pour le mobilier urbain sur Mantes la Ville change. Du coup nous allons avoir de nouveaux abris bus, panneaux publicitaires, etc. Très bien. Allons-nous avoir pour autant un débat avec les habitant(e)s pour savoir ce qui est prévu, ce qu’il ne faudrait pas oublier ? Non ! L’article précise clairement que tout est déjà décidé. Nous serons comme d’habitude des inspecteurs de travaux finis.

2. Monsieur Hollande veut scinder les banques de dépôt et les banques d’investissement. Concrètement, cela signifie pour moi la scission entre ma banque, Crédit Agricole CIB (banque d’investissement), et le Groupe Crédit Agricole. Alors que nous sommes largement complémentaires. Alors que nos systèmes informatiques sont largement interconnectés (nos systèmes de paye ont fusionné). Alors que nous partageons les mêmes sites pour héberger nos fermes de gros ordinateurs. Cette décision idéologique ne résoudrait en rien les bonus indécents des traders, les prises de risque inconsidérées. Certes, il ne faut pas que l’argent des déposants serve à jouer au poker en bourse, et cela doit être contrôlé, mais, comme dit Monsieur Sarkozy, séparer ces deux entités complémentaires revient à avoir une des entités qui prend tous les risques (la banque d’investissement) et l’autre qui n’en a aucun (la banque de dépôt). Je ne suis pas économiste, mais réunir ces deux entités dans un même groupe leur permet de mieux résister en cas de coup dur, de mieux se contrôler mutuellement, non ?

Par macmecmic
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 13:40

J’aimerais parler plus souvent de Mantes la Ville, mais en ce moment c’est plutôt calme. A défaut je vais vous dire ce que j’ai pensé du livre de Jérôme Kerviel, que j’ai fini récemment.

 

Rappel des faits : Jérôme Kerviel, trader, est arrêté le 24 janvier 2008, il est accusé d’avoir fait perdre à la Société Générale la somme faramineuse de 4,9 milliards d’euros. Il est actuellement en train de purger 3 ans de prison, et est censé rembourser les 4,9 milliards d’euros à la banque… Il a fait appel.

 

Que dit Jérôme Kerviel dans son livre ?

1. Qu’il a effectivement joué des sommes considérables, bien supérieures aux limites qui lui étaient permises. Ceci dit, le système informatique ne l’a pas empêché de le faire.

2. Qu’il a pu jouer des sommes mirobolantes en bourse en passant des opérations fictives pour le compte de clients fictifs. Ces opérations restaient en stand by le temps que le client soit renseigné… il ne l’était jamais, et notre trader pouvait enlever ces opérations fictives plusieurs semaines plus tard sans avoir besoin d’utiliser d’autres codes d’accès que les siens.

3. Qu’il ne s’est jamais enrichi personnellement. Il jouait uniquement pour faire gagner de l’argent à sa banque.

 

Il explique enfin que fin 2007 il avait fait gagner 1,5 milliards d’euros à sa banque. Or il décida (il n’avait pas le choix je pense) de « cacher » ce gain fabuleux pour le faire réapparaître début 2008. Ce serait là le début de sa chute, car avec 1,5 milliard de moins pour 2007 (excusez du peu...), la banque ne respectait plus le « ratio Cooke » (en gros, cela signifie qu’elle n’avait plus le minimum légal d’argent mis de côté par rapport à tout l’argent qu’elle avait prêté).

 

Résultat des courses : la banque a licencié son trader, elle a fait solder sans délai toutes ses opérations alors que le moment n’était pas du tout favorable, d’où la perte de 4,9 milliards, et elle a refusé l’idée qu’elle ne pouvait ignorer les agissements de son trader et qu’elle aurait pu les arrêter bien plus tôt. Ce dernier point sera débattu lors du procès en appel. Nous verrons bien ce que dira la justice.

 

Finalement, que penser de ce livre ? Je trouve qu’il contient des informations intéressantes sur le milieu des traders et sur la difficulté d’en faire un milieu de gens responsables et non seulement joueurs. Je ne regrette donc pas mon achat. Ceci dit je trouve que Jérôme Kerviel répète trop souvent au cours du livre qu’il ne se sent pas coupable. Et je ne comprends pas qu’il ait embauché plusieurs avocats, alors que somme toute son affaire ne semble pas si compliquée, et qu'il n’est manifestement pas un escroc. Il a fait des choses illégales et a été puni pour cela. Normal. Quant à la banque, il ne m’étonnerait pas qu’elle ait eu à payer une amende aux autorités financières, parce que son système informatique permettait de réaliser des opérations pour le compte de clients fictifs. J’ai un jour suivi une formation dans ma banque : on nous expliqua qu’une banque avait été condamnée à une forte somme (de l'ordre de 1 million d’euros) parce que des inspecteurs avaient découvert qu’une opération passée pour un client avait été créée avant de créer le client dans le système informatique, ce qui n'est pas réglementaire !

 

Par macmecmic
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 22:55

J’adore les gens qui se donnent bonne conscience.

Prenons deux exemples :

Bill Gates finance Monsanto, donc les OGM. Et il nous explique que nous sommes bien obligés, nous terriens, de faire des OGM, sinon nous n’arriverons jamais à nourrir tout le monde. Quel raisonnement profond ! Nous savons bien que si nous respectons la nature elle nous donnera toujours  largement de quoi nourrir tout le monde. Et si nous sommes trop nombreux sur terre, c’est parce que les pays riches n’aident pas assez les pays pauvres. S’il veut financer les OGM, c’est parce que pour lui tous les moyens sont bons pour produire de la nourriture, même les pires. Qu’il l’assume sans prétexter que c’est pour nourrir tout le monde. Moi, je suis opposé aux OGM, parce que si on produit intelligemment, même si ça coûte cher parce qu’il faut employer beaucoup de main-d’œuvre, on n’a pas besoin d’OGM. Et si nous sommes trop nombreux sur terre, je préfère cent fois la politique de l’enfant unique en Chine, malgré ses effets pervers, plutôt que de jouer aux apprentis sorciers avec le vivant.

Deuxième exemple, le bio. Produire bio implique de produire sans intrants chimiques, de ne pas nourrir les bêtes avec des OGM ou des « farines » venues de l’autre bout du monde, d’être transparent (tout le monde peut examiner toutes les étapes de fabrication), de rémunérer correctement les producteurs. Eh bien l’Europe accepte aujourd’hui des producteurs  « bio » qui nourrissent leurs bêtes avec des « farines » prétendument bio qui viennent de l’autre bout du monde, lesquelles farines ne sont pas chères parce que les paysans qui les produisent sont mal rémunérés et exploités. L’Europe accepte également des exploitations "bio" démesurées, d’où des élevages où se développent des maladies, ce qui impose des traitements antibiotiques, des désinfections brutales, etc. Et, pour se donner bonne conscience, les responsables des grandes surfaces françaises  nous disent : les consommateurs veulent du bio, or on n’en produit pas assez pour les satisfaire, donc on est bien obligés de faire du lobbying pour faire « assouplir » les règles du bio ! Eh bien moi je tâche d’acheter dans cet ordre : 1. Du bio local, équitable, 2. Du bio équitable, 3. Du « pas bio » local,  équitable, 4. Du « pas bio » équitable. Le reste, j’essaie d’éviter, surtout quand c'est trop peu cher. Et quand c’est pour ma santé, je m’offre du haut-de-gamme, forcément cher, pour mes dents par exemple. Quand on pense aux implants mammaires PIP. Un chirurgien se déclarait étonné qu’ils soient de loin les moins chers du marché, et pourtant il les recommandait à ses clientes à cause du prix !

Par macmecmic
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 19:01

 Je viens de lire « Le guide de la gestion publique de l’eau », édition Bruno Leprince. Je ne développerai que deux idées (car le sujet est vaste) :

 

1.    Ce livre est un plaidoyer pour que l’eau ne soit pas considérée comme une marchandise qu’on achète et qu’on vend, mais comme un besoin de l’homme (au même titre que l’air), qu’il faut protéger de la pollution, car c’est le bon sens et que de toute façon dépolluer coûte une fortune. Conclusion 1 : les décisions d’investissements lourds pour la fourniture d’eau potable ne peuvent pas être déléguées au privé, car le secteur privé n’aura pas le pouvoir politique nécessaire pour protéger les sources d’eau, les mauvais usages agricoles etc. Le privé n’investirait donc que pour dépolluer. Seuls des élus, soutenus par les usagers, pourront obliger à investir intelligemment, en amont, avant les pollutions.

2.    Il est prouvé également dans ce livre qu’il est possible de facturer l’eau aux usagers de façon intelligente. Exemple de la régie publique de la Communauté d’agglomération « Les lacs de l’Essonne » (qui auparavant déléguait à Veolia) : gratuité des 3 premiers litres d’eau par jour et par personne, car c’est vital, puis tarif en fonction des usages (domestique, agricole, piscine privée etc.), et surtout tarif progressif (plus on consomme, plus c’est cher). C’est du bon sens : le but n’est pas de vendre plus d'eau pour gagner plus, il n’est pas d’encourager les usages inutiles, il est de fournir une eau de qualité à tous en quantité suffisante. Conclusion 2 : On ne peut pas donner au privé la totale gestion de l’eau potable puisque le but n’est pas de faire du profit mais de la qualité pour tous, et même d’essayer de dégager des excédents d’eau douce pour l’agriculture en période de sècheresse.

 

Moralité : il faut que les principales décisions sur le circuit de l’eau potable et sur ses tarifs restent à la main des collectivités publiques. Attention, cela ne signifie pas que ces collectivités vont devoir embaucher des armées de fonctionnaires et investir dans des matériels coûteux ! En effet, les compétences techniques des grands groupes industriels restent irremplaçables et les collectivités feront le plus souvent appel à ces grands groupes pour réaliser les investissements ou les maintenances lourdes ou légères. Par contre, la connaissance exhaustive des réseaux d’eaux usées et d’eau potable, la comptabilité, les contrôles sur le terrain et la tarification doivent rester au public, qui d’ailleurs embauchera pour ces tâches principalement des employés de droit privé (le livre est très clair sur ce point). Dire cela n’est pas une « concession faite à la gauche », c’est simplement l’application du bon sens, qui oblige certes à embaucher quelques ingénieurs fonctionnaires, mais la gestion durable de l’eau est à ce prix.

 

Notez que je n’ai pas parlé du fait que la facture d’eau serait moins chère en régie. En effet, tout dépend de l’audace des investissements entrepris. Ainsi, protéger et/ou étendre des zones humides peut être très coûteux et entraîner pour des années un coût élevé de l’eau, mais doit être fait chaque fois que c’est possible, car en sortie d’une zone humide l’eau n’a pas à être dépolluée.

 

Pensez enfin à Munich en Allemagne, qui avait le choix entre construire une grosse station d’épuration ou bien imposer des démarches durables (notamment bio) à tous les agriculteurs des plaines alentour. Ils ont choisi la deuxième solution et ont ainsi pu s’économiser une station d’épuration !

 

Je vous recommande le site http://www.eaudeslacsdelessonne.fr/, qui vaut le coup d’œil sur ce sujet.

Par macmecmic
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